Un an après, le macronisme à l’épreuve du pouvoir

Élu il y a un an, le chef de l’État, qui avait basé sa candidature sur sa seule personne et théorisé une présidence «jupitérienne» durant la campagne, a été contraint de faire quelques ajustements pour s’adapter à la réalité.

Il avait tout calculé au millimètre près. Bien avant d’être élu chef de l’État, il y a un an, Emmanuel Macron avait planifié le moindre détail de ce à quoi ressemblerait sa présidence s’il accédait à l’Élysée. Le fondateur d’En Marche!, qui a basé sa candidature autour de sa seule personnalité, s’est donc entouré d’un cercle très restreint de quelques proches à peine, qui ont été les chevilles ouvrières de sa campagne et font aujourd’hui office de lieutenants. Ce sont d’ailleurs eux qui se cachent derrière toutes les décisions – ou presque – qui sont prises au plus haut sommet de l’État… Et contribuent ainsi à alimenter le procès en autoritarisme que l’opposition parlementaire instruit aux macronistes, accusés de concentrer le pouvoir.

Car même si le chef de l’État est un peu plus préservé que ses prédécesseurs en matière de popularité, la présidence «jupitérienne» qu’il a théorisée, en opposition à la présidence «normale» de François Hollande, a montré quelques limites au fil du temps. Notamment au sein de la France rurale ou périphérique, qui ne se sent ni représentée ni considérée par l’ancien banquier d’affaires. Ce sera d’ailleurs là le principal défi qu’Emmanuel Macron aura à relever s’il veut implanter durablement son parti, La République en marche, dans le paysage politique français… Et être en capacité de briguer un second mandat en 2022.

Le Figaro.fr