lun. Août 10th, 2020

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RCA : les politiques souverainistes de Touadéra gênent

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Depuis son élection en février 2016, à la tête du pays, le président Centrafricain peine à résoudre la situation de crise sécuritaire, économique et sociale qui frappe le pays. Pour faire face, cet ancien Premier ministre du président déchu François Bozizé entend resserrer les rangs. Six hommes composent son premier cercle, vieux compagnons ou membres de sa famille.

« J’ai foi que nous réussirons le pari de restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national pour permettre le redécollage

économique du pays. » Cet espoir, c’est celui qu’affichait Faustin Archange Touadéra, samedi, lors de ses vœux à la nation. Mais le chemin semble long avant que le « Plan national de relèvement et de consolidation de la paix en RCA » ne porte réellement ses fruits.

Depuis la fuite de François Bozizé, chassé par la rébellion Séléka en mars 2013, la Centrafrique traverse en effet une crise dont elle peine à sortir. La situation sécuritaire plus que délétère dans laquelle certaines régions du pays et les difficultés de l’État à reprendre pied hors de la capitale sont toujours plongées oblitère les timides avancées réalisées sur le chemin du « relèvement ».

À un an de la présidentielle, les principaux leaders de l’opposition centrafricaine ont mis sur les rails une nouvelle coalition. Initiée par Anicet-Georges Dologuélé, cette plateforme politique rassemble notamment Nicolas Tiangaye et Abdou Karim Meckassoua. Mais il n’est, pour l’instant, pas question d’une candidature unique.

C’est au siège du parti d’Anicet-Georges Dologuélé, l’Union pour le renouveau centrafricain (URC), que la nouvelle coalition de l’opposition a été portée sur les fonts baptismaux, mercredi 27 novembre.

L’ex-Premier ministre, candidat malheureux à la présidentielle de 2016, s’est entouré de quelques-uns des principaux leaders de l’opposition : la plateforme revendique pas moins de 18 partis politiques membres. « Il est encore trop tôt pour parler d’une candidature unique de l’opposition, nous sommes seulement en train de donner forme à cette union », tempère cependant Anicet-Georges Dologuélé.

Parmi les poids lourds à avoir rejoint cette nouvelle coalition, l’ancien Premier ministre Nicolas Tiangaye, qui a récemment fait son retour sur la scène politique centrafricaine, remettant sur pied sa formation, la Convention républicaine pour le progrès social.

Autre membre de poids de cette nouvelle alliance : Karim Meckassoua. Destitué de son poste de président de l’Assemblée nationale en octobre 2018, l’opposant est rentré à Bangui en octobre dernier, s’estimant blanchi par un rapport de la Cour des comptes des accusations de détournements de fonds dont il avait fait l’objet.

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