Commémoration de la «Nakba» : Les Palestiniens réclament justice

«La Nakba » ou catastrophe marquant l’expulsion des Palestiniens de leurs terres a été commémorée, hier, par l’ambassade de Palestine au Sénégal. C’était en présence du corps diplomatique arabe, des collectifs et autres mouvements soutenant la cause du peuple palestinien.

«La Palestine de 1948 à  nos  jours ». C’est autour de ce thème que l’on a commémoré le 70ème anniversaire de la « Nakba » considérée comme « une catastrophe, en référence à la douloureuse expérience vécue par le peuple palestinien depuis 1948 ». Dans un document remis à la presse, l’on fait état d’environ 900.000 Palestiniens (musulmans et chrétiens) expulsés et près de 531 villes et villages sur les 774 tombés sous l’emprise israélienne. D’où le sens de cette manifestation qui est « un devoir de mémoire vis-à-vis du  peuple palestinien contraint à l’exil forcé ».  Pour l’ambassadeur de la Palestine au Sénégal, Dr Safwat Ibraghith, l’histoire de la « Nakba », c’est celle d’un peuple expulsé de ses terres. D’après lui, entre Israël et la Palestine, il ne s’agit plus de relations de bon voisinage, mais plutôt de domination. «Aujourd’hui, plus de 7 millions de réfugiés palestiniens vivent dans les 58 camps administrés par l’agence onusienne de l’Unrwa. « Bien que 70 %  du peuple palestinien soient des réfugiés, Israël poursuit sa politique de colonisation », a déploré Dr Ibraghit qui a appelé la communauté internationale à « agir vite pour un retour sur ses terres et pour son indépendance ».

Lors de la rencontre, tenue en présence du corps diplomatique arabe, des collectifs et autres mouvements de  soutien à la cause palestinienne, le secrétaire général de la Campagne sénégalaise pour la défense d’Al Qods et la Palestine, Cheikh Chérif Mballo, a dénoncé la mort  de 58 Palestiniens qui manifestaient à la frontière entre Gaza et Israël. De son côté, le directeur d’Amnesty international, Seydi Gassama, a estimé que le temps de l’indignation est dépassé et qu’il faut agir pour le retour des réfugiés palestiniens sur leurs propres terres.

Source: Le Soleil