novembre 24, 2020

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Cheikh Cherif Mballo: Résumé de la BIOGRAPHIE DU NOBLE PROPHÈTE MOUHOMED(PSLF) / POURQUOI CÉLÉBRER LA NAISSANCE DU NOBLE PROPHÈTE(PSLF)

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Ce texte public, connu sous le titre de « 10 preuves montrant que la célébration de la naissance du Prophète est acceptée dans la charia » (préparer par les frères sunnites), a été revu et amélioré par notre frère Kolado Sidibé du Mali, ingénieur électromécanicien. L’homme est connu pour la pertinence de ses raisonnements.

Il n’y a pas de hasard chez Dieu. Partant de ce postulat, le mois de Rabi-ul-awwal, durant lequel est né le plus noble et le plus digne des êtres, Mouhammad Ibn Abdallah, dernier Messager du Très-haut qui a bouclé par lui le cycle de la prophétie, non sans en plus faire de lui le Prophète envoyé « comme une miséricorde pour les mondes » (sourate 21, verset 107), ne saurait être banal, anonyme dans le comput des mois de l’année. Les plus sincères d’entre les musulmans, se fondant sur d’évidentes raisons et faisant écho à leur intelligence religieuse, saisissent l’occasion pour proclamer le bienfait d’Allah en célébrant la naissance du plus grand des Prophètes réunissant en sa personne et dans sa mission divine toutes les vertus et toutes les espérances. Or, Allah ordonne bien dans le saint Coran : « Et quand au bienfait de ton Seigneur, proclame ! » (sourate 93, verset 11). Quel bienfait divin, pour un croyant digne de ce nom, peut être en effet plus grand que la venue au monde du « Prophète de la miséricorde pour les mondes » ?

Il se trouve malheureusement des gens (que sous certaines considérations, d’unité de la oummah notamment, nous nous obligeons à appeler ‘’nos frères’’) qui, dès l’apparition du croissant lunaire de Rabi-ul-awwal, s’époumonent, avec des argumentations restrictives et ineptes, à déprécier le statut et la personne du noble Prophète Mouhammad (saw), vitupérant ça et là, criant sur tous les toits au ‘’bid’a’’ et indexant à l’indignation de leurs coreligionnaires ceux-là qui témoignent leur reconnaissance profonde à Allah pour leur avoir  envoyé le « Prophète de la miséricorde ».

Mais non ! En fait de célébration de la naissance du noble Prophète (saw), il s’agit d’expressions multiples d’amour ardent pour l’être d’amour qu’est le noble Prophète (saw). De toute évidence, Mouhammad (saw) est notre Sauveur suprême. Toute personne croyante admettra sans rechigner le bien fondé de ce statut. En effet, Dieu nourrit l’espoir du salut chez nous  en assurant à Son noble Messager que nous n’encourons pas Son châtiment à deux conditions : « Certes, Allah n’en est pas à les châtier tandis que tu es (Mouhammad) au milieu d’eux. Et Allah n’en est pas à les châtier tandis qu’ils demandent pardon. ». Cela a le sens d’immenses grâces liées à Mouhammad (saw) pour ce qu’il est et que Dieu seul cerne parfaitement ; cela signifie aussi l’infaillible intercession dévolue au noble Prophète (saw). S’adonner à l’appel des bénédictions divines sur le Prophète (saw) et célébrer le ‘’Mawlid’’ sont des moyens pour maintenir Mouhammad (saw) au milieu de nous ; nous l’espérons en tout cas ainsi.

La naissance de Mouhammad (saw) au mois de Rabi-ul-awwal marque donc le commencement de l’ère de la joie et de l’espoir pour le salut de nos âmes. C’est peu dire. Il s’y ajoute que Dieu dit à notre attention: « Oui, Allah et Ses anges bénissent le Prophète. Ô vous qui croyez! Priez pour que la bénédiction et le salut soient toujours sur lui !» (sourate 33, verset 56). Ici, Dieu indique à notre intelligence ce qu’Il fait Lui-même, à savoir entretenir l’énergie Mouhammad (saw) par Ses bénédictions ininterrompues. Les anges s’associent au Seigneur Très-Haut dans cette œuvre ; il y a donc une sorte d’assemblée « Allah-anges », et nous sommes, nous croyants, invités à y prendre une part active. A bien des égards, la célébration du ‘’Mawlid’’ rentre dans cette entreprise grandiose.

Qu’il nous soit permis avec douleur de noter que les contestataires de la célébration du ‘’Mwlid’’ n’ont rien appris de l’histoire de leur religion et de leur Prophète (saw). La naissance du Bien-Aimé de Dieu (Allah à Lui la gloire !), la meilleure des créatures, notre Maître Mouhammad (que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté lui soient accordées !) est incontestablement un heureux évènement. N’est-ce pas pour Mouhammad (saw) que la lune s’est fendue, que la pierre a salué et  qu’à son appel l’arbre s’est déplacé ? Rien que pour ces raisons, sa naissance est une occasion que les musulmans fêtent, de l’Orient à l’Occident, pour remercier Allah ta’ala d’avoir fait apparaître le dernier et le meilleur des Messagers. Allah Lui-même a fait l’éloge du Prophète Mouhammad (Que la bénédiction et la paix d’Allah soient sur lui et les siens) dans plusieurs versets du saint Coran. Citons,  par exemple, Sa parole ta’ala :

و إنّك لعلى خلق عظيم

« wa ‘innaka la’ala khoulouqin adhim » qui signifie : « Certes, tu as l’excellence du comportement » [Al-Qalam /4]

Le Prophète(p) lui-même a fait son propre éloge en disant :

أنا سيّد النّاس

« ana sayyidou n-nas » ce qui signifie : « Je suis le maître des gens » et dans un autre hadith, il a dit :

أنا سيد ولد ءادم يوم القيامة ولا فخر

« ana sayyidou waladi ‘Adama yawma l-qiyamati wa la fakhr » ce qui signifie : « Je suis le Maître des fils de Adam (‘Adam) عَلَيْهِ السَّلاَم au Jour dernier et je ne dis pas cela par prétention.»

Ainsi, l’’Mawlid’’ n’est que l’occasion des actes de bien et d’adoration par lesquels ceux qui y sacrifient recherchent les bénédictions et l’agrément d’Allah. Le ‘’Mawlid’’ est ainsi une occasion de faire du bien, beaucoup de bien et de partage de joie. Il n’y a pas d’autres motivations. Il est heureux de constater qu’aujourd’hui, à travers le monde, de milliers de savants et de communautés de l’islam voient le ‘’Mawlid’’ comme un évènement heureux et le fêtent avec toute la considération et la ferveur qu’il faut. Il n’y a qu’une minorité de Saoudiens et des gens formés dans leur royaume, et aussi des groupes se prévalant de leur idéologie dévoyée (al-qaïda, les salafistes et autres takfirites…) qui s’opposent véhémentement à la célébration du ‘’Mawlid’’. Cependant, il faut noter que, malgré toutes les interdictions officielles des pouvoirs saoudiens, des citoyens de ce pays pratiquent en intimité, dans les cadres familiaux, la célébration du ‘’Mawlid’’. Cela est un signe.

Quoi ! Les hostiles au ‘’Mawlid’’ n’ont-ils pas lu le saint Coran ? N’ont-ils pas vu les sublimes versets par lesquels Jésus (Issa Ibn Mariam) annonce la venue de Mouhammad (saw) comme étant un évènement heureux, de réjouissance ? Le béni fils de Dame honorable Mariam et non moins grand Prophète de Dieu s’exclame, en effet : « …ö Enfants d’Israël ! Je suis le Messager d’Allah envoyé à vous, confirmant ce qui a été ravalé avant moi dans la Thora, et annonçant la bonne nouvelle : l’arrivée, après moi, d’un Prophète du nom d’Ahmad (le Loué ou le Très Glorieux)… » (sourate 61, verset 6).

On voit la joie, le sourire large de Jésus annonçant l’arrivée après lui du Prophète glorifié, Ahmad, notre Maître Mouhammad. Ne remontant pas à Dieu, pas davantage aux Prophètes antérieurs : l’annonce faite Issa Ibn Mariam suffit à prouver que la venue de Mouhammad (saw), qui n’est pas sans sa naissance, est une raison d’espoir, d’espérance, de salut Jésus a, par l’heureuse annonce, réjouit le cœur des enfants d’Israël, les invitant à préparer le moment attendu, à préparer la fête, si l’on peut s’exprimer ainsi. Mais quelle ne fut l’attitude désobligeante des enfants d’Israël lorsque Mouhammad (saw) vint Dieu témoigne : « Mais lorsque celui-ci (le Prophète du nom d’Ahmad, notre très cher Mouhammad) est venu avec les preuves évidentes, les mécréants s’écrièrent : ‘’Magie avérée !’’ » (toujours sourate 61, verset 6). A l’annonce faite par Jésus et à la réalisation de la promesse, les enfants d’Israël ont ainsi répondu par l’ingratitude qui rime avec la mécréance.

Poursuivant donc notre dialogue avec nos frères acceptant la vilaine attitude, il nous est facile de les confondre dans leurs propres sources et références diverses.

 

Premièrement, Dieu dit: « Réjouissez-vous du Prophète (saw) »

Se réjouir de la venue du Prophète (saw) à l’humanité, « Prophète envoyé comme miséricorde pour les mondes », est avant tout  une obligation ordonnée par Allah dans le saint Coran pour qui sait bien comprendre la recommandation suivante : «De la grâce d’Allah et de Sa miséricorde, qu’ils se réjouissent donc!» (Younus 10:58). Cet ordre fut révélé parce que la joie rend le cœur reconnaissant de la miséricorde d’Allah. Et y a-t-il plus grande miséricorde de la part de Dieu que de nous envoyer le Prophète de la miséricorde (saw), auquel Il s’adresse en ces termes: «Nous ne t’avons envoyé que par miséricorde pour les univers» (Les prophètes 21:107) ? Du fait que le Prophète (s) a été envoyé comme une miséricorde à toute l’humanité (aux mondes, à l’univers selon l’esprit et la lettre du saint Coran), il incombe non seulement aux musulmans, mais à tous les êtres vivants, de se réjouir de sa personne. Malheureusement, aujourd’hui, certains de nos frères- ô ces frères réceptifs aux sirènes des ennemis de l’islam !- sont les premiers à rejeter cet ordre divin. Allez savoir. Notons sur ce point qu’à l’occasion de la célébration du ‘’Mawlid’’ de l’année dernière (1434 H) ayant quasiment coïncidé avec le 34ème anniversaire de la victoire de la Révolution islamique iranienne, le vénérable Guide suprême, Sayyid Ayatollah Ali Khamenei, a gracié 1298 prisonniers condamnés par les tribunaux publics, militaires, révolutionnaires, etc. Au nom de Mouhammad (saw) grâce à la miséricorde dont il est porteur aux mondes !

Deuxièmement,  Dieu dit: « Invoquez les bénédictions sur le Prophète (saw) »

L’anniversaire du noble Prophète (saw) nous encourage à invoquer les bénédictions d’Allah sur lui et à faire ses éloges, ce qui est une obligation qui nous incombe selon l’ordre d’Allah dans le verset : «Allah et ses anges envoient les bénédictions sur le Prophète. O croyants! Invoquez sur lui les bénédictions et les meilleures salutations!» (al-Ahzab 33:56).

«Les meilleures salutations,» ce sont les salutations pleines de respect et d’amour, pleines de louanges et d’admiration pour le haut rang du Prophète (saw) et de son message. Se réunir dans le but de se rappeler le Prophète (saw) nous amène à invoquer les prières sur lui et à le louer comme Allah le demande. Quelqu’un oserait-il nier l’obligation qu’Allah nous impose à travers le saint Coran? La récompense qu’on obtient quand on exécute un ordre divin, et la lumière divine que cette récompense apporte au cœur sont inestimables! Notons que le verset mentionne le pluriel : «Allah et ses anges envoient…», en assemblée doc. Il est donc incorrect de dire qu’invoquer les prières sur le Prophète (saw) et faire ses éloges doit se faire individuellement.

Troisièmement, le Prophète (saw) a souligné le lundi comme jour de sa naissance

Abou Qatada al-Anari raconte dans  Mouslim, Kitib as-iayam, que le Prophète (saw) avait été interrogé au sujet du jeûne du lundi et qu’il avait répondu : «C’est en ce jour que je suis né et c’est en ce jour que j’ai reçu la prophétie.» Eh bien, le noble Prophète (saw) a donc honoré le lundi pour les raisons qui viennent d’être évoquées. Cela équivaut incontestablement à la célébration de son ‘’Mawlid’’.

Ce n’est pas là le moindre argument puisque le savant sunnite Moutawalla Cha’rawi note : « Plusieurs évènements extraordinaires se sont déroulés le jour de sa naissance comme cela est mentionné dans les hadiths et les livres de sira, et la nuit de sa naissance n’est semblable à celle d’aucun autre être humain. »

Ces évènements et les hadiths s’y référant, dont le tremblement de la court de Chosroès, l’extinction en Perse du feu vieux de 1000 ans, la lumière issue d’Amina l’honorable mère du saint Prophète (s), etc. sont relatés dans le livre al-Bidaya d’Ibn Kathir, grand savant sunnite. Assurément, le Prophète n’est pas n’importe qui.

Citons un passage d’un ouvrage respecté des sunnites, le Kitab al-Madkhal d’Ibn al-ajj (Vol. 1, p. 261) : «C’est un devoir pour nous, chaque lundi de Rabi–ul-Awwal, d’augmenter nos actes d’adoration afin de remercier Allah de nous avoir accordé une immense faveur : celle de nous envoyer son bien-aimé Prophète pour nous diriger vers l’Islam et la paix… Le Prophète (s) répondit à quelqu’un qui l’interrogeait au sujet du Lundi: «En ce jour-là, je suis né.» Ce jour du lundi honore le mois de Rabi-ul-Awwal parce que c’est le jour du Prophète (s) … et il a dit : «Je suis le Maître des enfants d’Adam et je dis cela sans orgueil»… et il a dit: «Adam et toute sa descendance seront sous ma bannière le jour du Jugement.» Ces hadiths ont été transmis par les deux Cheikh Boukhari et Mouslim, jugés absolument dignes de confiance par la communauté sunnite. Boukhari et Mouslim acceptent donc la célébration du ‘’Mawlid’’ hebdomadaire chaque lundi du mois de Rabi-ul-awwal . Et, Mouslim cite dans son hadith que le Prophète(s) a dit : «Je suis né un lundi et le premier message m’est parvenu un lundi.» Voilà qui est bien dit ! Ce ne sont point les chiites et les adeptes des ‘’Tariqas’’ qui ont écrit ces affirmations. Le Prophète (s) célébrait donc le jour de sa naissance et remerciait Allah pour la grande faveur de l’avoir fait naître en jeûnant le lundi comme cela est mentionné dans le hadith de Abou Qatada. Cela signifie que le Prophète (s) exprimait sa joie pour ce jour par le jeûne, qui est une forme d’adoration. Chaque lundi, s’il vous plaît ! Depuis ce temps, toute sorte d’adoration pour marquer ce jour est acceptable. Même si nous changeons la forme (de l’acte pour exprimer sa joie), l’essence reste la même. Partant de là, jeûner, nourrir les pauvres, se rassembler pour louer le Prophète (s) ou se remémorer ses vertus et son excellent caractère, tout ceci est considéré comme une commémoration du jour de sa naissance. (Voir plus loin le hadith «mourir le lundi»).

Quatrièmement, le Prophète (saw) commémorait l’anniversaire des autres Prophètes (as)

Le Prophète (saw) commémorait le jour et le lieu de naissance des Prophètes qui l’ont précédé. Parlant de la grandeur du vendredi, le Messager d’Allah a dit dans son hadith: «En ce jour, Allah créa Adam.» (les sources sunnites ne mentionnent pas que c’est plutôt un vendredi que le Prophète aussi est né). Même en s’en tenant aux dires de nos frères sunnites, ceci signifie que le jour du vendredi est commémoré parce qu’Allah créa Adam en ce jour. En d’autres termes, ce jour est important du fait qu’il vit la création d’Adam (s), prophète et père de tous les êtres humains. Qu’en est-il donc du jour où le plus grand des Prophètes et le meilleur de l’humanité fut créé? Le Prophète(s) a dit : «En vérité, Allah me fit le sceau des Prophètes pendant qu’Adam était entre eau et argile.». Comprenne qui veut.

Cinquièmement, le Prophète commémorait le lieu de naissance des autres prophètes

Un hadith chez les savants sunnites Bazzar, Abu Yala, et Tabarani, déclaré authentique par Ibn Ajar Haythami et Ibn Ajar Asqalani, relate qu’à la nuit de l’Isra’ et duMiraj (l’ascension nocturne), l’ange Gabriel ordonna au Prophète (saw) de prier deux rakats à Bayt Lam (Bethléem), puis il  lui dit : «Sais-tu où tu viens de prier? » Lorsque le Prophète lui demanda : « Où? », il lui dit : « A l’endroit où Issa (Jésus) est né.»

Sixièmement, l’obligation d’accroître notre amour pour le Prophète et de l’honorer

Allah demande au Prophète (saw) de rappeler à sa Communauté qu’il est primordial, pour ceux qui prétendent aimer Allah, d’aimer aussi le Prophète (saw) : «Dis-leur : ‘’Si vous aimez Allah, suivez-moi (et aimez-moi et honorez-moi) et Allah vous aimera’’» (3:31). La célébration du ‘’Mawlid’’ est motivée par cette obligation d’aimer le Prophète (saw), de lui obéir, de se rappeler de lui, de suivre son exemple, et d’être fiers de lui comme Allah l’est, car Il l’exalte aux nues dans le Coran avec ces mots : «En vérité, tu es (O Mouhammad) d’un caractère sublime (68:4).» L’amour pour le Prophète (saw) est l’élément qui différencie les croyants dans la perfection de leur ‘’iman’’ (foi). Dans un hadith authentique, le Prophète (saw) a dit : «Nul d’entre vous n’est croyant jusqu’à ce qu’il m’aime plus qu’il n’aime ses enfants, ses parents et tous les gens.» Et dans un autre hadith figurant dans Boukhari, il dit: «Aucun de vous n’est croyant jusqu’à ce qu’il m’aime plus que sa propre personne». La perfection de la foi est liée à l’amour pour le Prophète (saw) parce qu’Allah et Ses anges l’honorent continuellement, comme souligné dans le verset du Coran vu précédemment : «Allah et Ses anges envoient des bénédictions sur le Prophète». L’ordre divin qui suit immédiatement ce verset est : «Ô croyants, invoquez des bénédictions sur lui,» ce qui signifie que la condition sine qua non d’être un croyant dépend et doit se manifester par l’invocation de prières sur le Prophète (saw). Et voici notre prière que nous souhaitons qu’Allah reproduise à chaque seconde dans notre compte : « Seigneur, répand Ta Bénédiction, Ta paix et Ta miséricorde sur le Prophète et sa Famille ! »

Septièmement, l’effet du ‘’Mawlid’’ sur les non-croyants

Exprimer sa joie pour la naissance du Prophète (saw) et célébrer son anniversaire comporte des effets bénéfiques, par la miséricorde d’Allah, même sur les incroyants. Ceci est mentionné dans Boukhari qui rapporte, en effet : «Chaque Lundi, Abou Lahab est libéré de son châtiment, dans sa tombe, parce que de son vivant, il libéra sa servante Thouwayba lorsqu’elle lui rapporta la nouvelle de la naissance du Prophète (saw), son neveu». Ah ! Même Abou Lahab maudit par Allah comme l’atteste le saint Coran, est libéré de son châtiment chaque lundi pour s’être réjoui de la naissance du Prophète (saw), de sa venue, ainsi que Jésus l’avait recommandé aux Enfants d’Israël (souvenons-nous-en). Dans la même veine, le savant Chamsouddin Mouhammad ibn Nasirouddin ad-Dimashqi a écrit à ce sujet dans son livre Mawrid as-ada fi Mawlid al-Hadi : « Si un kafir (un incroyant) qui était condamné pour l’éternité à l’enfer avec «Tabbat yada Abi Lahab» (sourate 111) gagne un sursis tous les lundis parce qu’il s’était réjoui de la naissance d’Ahmad, que pensez-vous du serviteur qui, toute sa vie, fut heureux avec Ahmad et qui, mourant, dit : « Lâ ilaha illallâh Mouhammadoun Rassoûloullah » ?

Huitièmement, l’obligation de connaître la vie du Prophète (s) et de l’imiter

Il nous est recommandé de connaître le Prophète (saw), ses miracles, sa naissance, son caractère, sa foi, ses signes et miracles, ses retraites spirituelles, ses actes d’adoration, et tout ceci n’est-il pas obligatoire pour un musulman? Par conséquent, qu’est-ce qui est meilleur que la célébration de sa naissance qui symbolise l’essence de sa vie? Se souvenir de sa naissance nous amène, en effet, à nous souvenir des autres aspects de sa vie, de tous les aspects de sa pieuse vie, et cela attire la satisfaction d’Allah sur nous, car ce faisant, nous connaîtrons mieux le Prophète (saw) et nous serons mieux préparés à nous corriger, à l’imiter et à le prendre comme modèle. De ce point de vue, qui peut nous dire que la célébration de sa naissance n’est pas bénéfique pour nous ?

Neuvièmement, le Prophète (saw) acceptait la poésie en son honneur

De son vivant, il est bien connu de tous (toutes les sources sunnites l’attestent) que les poètes venaient au Prophète (saw) pour faire son panégyrique, décrire ses campagnes et ses combats, et faisaient de même avec ses compagnons. Ainsi, toujours restant dans les narrations sunnites, Abou Bakr, Ali, Fatima et nombreux autres parents et proches du Prophète (saw) ont composé des poèmes en son honneur. Cela est vérifié dans les traditions ainsi que les Sira ou livres biographiques dont ceux d’Ibn Hicham, al-Waqidi, entre autres. Le Prophète (saw) appréciait ces compositions et il est rapporté dans l’Adab al-moufrad de Boukhari (surtout lui) qu’il a dit : «Il y a une sagesse dans la poésie.» L’oncle du Prophète (saw), Al-Abbas, a composé un poème où il célèbre la naissance du Prophète (saw) en ces termes:

« Lorsque tu es né, la terre brillait

Et le firmament contenait à peine ta lumière!

Grâce à cette splendeur, et à cette lumière, et à cette voie bien guidée, nous pouvons espérer traverser le chemin. »

Le grand savant sunnite, très grand alors, Ibn Kathir, mentionne aussi que d’après les Sahabas (compagnons), le Prophète (saw) chanta ses propres éloges et récita de la poésie au sujet de sa propre personne en pleine bataille de Honayn dans le but d’encourager ses compagnons et de faire peur à ses ennemis. Ce jour-là, il dit : «Je suis le Prophète, en vérité! Je suis le fils d’Abd al-Mouttalib!»

Le Prophète (saw), par conséquent, était content de ceux qui faisaient son éloge et les récompensait avec ce qu’Allah lui donnait comme provisions. Si nous nous réunissons dans le but d’accomplir un acte qui nous rapproche du Prophète (saw), cela veut dire que nous nous rapprochons d’Allah et bénéficions de Sa miséricorde.

Chant et récitation de poèmes

Demeurons confortablement installés dans les sources sunnites. Le Prophète (saw) autorisait la poésie à son égard. Anas et les autres compagnons louaient le Prophète (saw) et récitaient ce vers avant la célèbre bataille des tranchées : « Nous sommes ceux qui ont prêté serment de loyauté à Mouhammad,

pour le jihad aussi longtemps que nous serons en vie. »

On  mentionne aussi le long poème d’Abdoullah Ibn Rawaqui dans lequel ce dernier chanta les éloges du Prophète (saw) à son entrée à la Mecque. Après cette audition, le Prophète (saw) pria pour lui. Il pria aussi pour un autre poète, Hassan Ibn Thabit, afin qu’Allah le soutienne par le Saint-Esprit. Similairement, Ka’ab Ibn Zoubayr fut récompensé d’une robe par le Prophète (saw) pour son poème. Le Prophète (saw) demanda à Aswad Ibn Sari de composer des poèmes louant Allah, et demanda à un autre de réciter le poème de 100 vers que Oumayyah Ibn Abi al-A’ala avait composé.

Au décès du Prophète (saw), Hassan Ibn Thabit récita cet éloge funèbre :

« Je dis, et personne ne peut me taxer d’être dans l’erreur,

Sauf celui dépourvu de tous les sens :

Je ne cesserai jamais de le louer.

Il se peut que faire cela m’éternise au Paradis

Avec l’Elu dont mon espoir réside en son support.

Et pour atteindre ce jour, j’applique tous mes efforts. »

Chant et récitation du Coran

Allah donna la permission au Prophète (saw) de réciter le Coran mélodieusement. Abou Moussa al-Achari récitait un jour le Coran d’une voix mélodieuse et le Prophète (saw) l’écoutait. Lorsqu’il eut finit, le Prophète (saw) le félicita pour sa belle voix …

Le Prophète (saw) a dit : «Décorez le Coran avec votre voix»

Ecouter une belle voix célébrer l’anniversaire du Prophète (saw) procure la paix et achemine au cœur de l’auditeur la lumière du Prophète (saw), et il boira de la source de Mouhammad (s) (al-cayn al-Mouammadiyya).

Dixièmement, l’unanimité (ijma) des oulémas sur la permission du Mawlid

Célébrer l’anniversaire du Prophète (saw) est un acte que tous les ‘’oulama’’ du monde musulman ont accepté et continuent d’accepter. A l’exception notoire, il faut le souligner avec force, des tenants de la ligne officielle de l’Arabie saoudite, ligne de plus en plus refusée par les citoyens du pays par la pratique du ‘’Mawlid’’ dans les foyers et cercles intimes.

Enfin, lors du Dècès de noble Prophète (saw), Ali Ibn Abi Tôlib a versé des larmes de deuil et, au moment de laver le corps sacré du Prophète (pslf), il déclarait avec ces mots la grande tristesse qui emplissait son cœur et se consolait ainsi lui-même :

«بأبي انت و أمّي يا رسول الله. إنقطع بموتك ما لم ينقطع بموت غيرك من النبوّة و الأنباء و أخبار السماء»

«Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi, ô Envoyé de Dieu! Avec ta mort, une relation est coupée alors que cela n’avait pas été ainsi avec la mort des autres; avec ta mort, la suite de la Prophétie est rompue et la descente des révélations célestes est interrompue.»

«و لولا أنّك أمرت بالصبر و نهيت عن الجزع لأنفدنا عليك ماء الشؤون، و لكان الدّاء مما طلاً والكمد محالفاً، و قلّالك، و لكنّه ما لا يملك ردّه ولا يستطاع دفعه. بأبي أنت و أمّي أذكرنا عند ربّك و اجعلنا من بالك»

«Si tu ne nous avais pas ordonné la patience et l’endurance et ne nous avais pas empêché de nous lamenter, nous aurions pleuré jusqu’à ce que nos larmes tarissent et cette douleur pénible aurait été perpétuellement renouvelée en nos cœurs, ma tristesse serait restée éternelle.

Bien entendu, ceci est insignifiant face à ta peine. Que puis-je faire? La vie ne peut revenir après la mort et on ne peut empêcher la mort! Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi! Souviens-toi de nous en présence de Dieu et confie-nous aux souvenirs.»

 

Références bibliographiques : Sunnites:

Boukhari,Moslem, Tabari, Ibn Sa’ad,Ibn Hicham, Alzohri, Az-Zahabi, Ibn Haytham,Ibn Hajar Al Asgalaani…

Sources Chiites:

Al Ya’aghoubi, Tabarsi, Koleyni, Cheikh Sadduq, Cheikh Al Mofid, Al Masoùdî…

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