« La voie de l’éloquence » (Nahju-l-balâgha) de l’Imam Ali Ibn Abi Talib (AS)

Louange à Dieu dont la création révèle l’existence. La contingence de la création manifeste son éternité, la ressemblance des créatures prouve qu’il n’a pas de semblable. Les sens ne sauraient le percevoir et les voiles le cacher, vu la disparité entre l’auteur et l’objet, le limitateur et le limité, le Seigneur et le serviteur. Unique sans conception numérale, créateur, mais hors de toute notion de mouvement et de fatigue, il entend sans organe, voit sans appareil visuel, témoigne sans contact. I1 est éloigné sans relâchement de distance, apparent sans visibilité l’intrinsèque sans délimitation. Il se distingue des objets en les subjuguant et en les dominant ; les « res » se distinguent de lui par leur soumission et leur dépendance. Toute description de Dieu le limite; toute limitation le dénombre, et tout dénombrement abolit son éternité. Dire « Comment est-il? » c’est essayer de le décrire se demander « Où réside-t-il ». c’est le circonscrire. Il connaît sans être connu. Il est tout puissant et invulnérable.