La question d’al-Mahdî(qa) est avant

La question d’al-Mahdî(qa) est avant

La question de l’Imam al-Mahdî(qa) est la plus grande question de l’existence : le croyant qui a le degré le plus élevé est celui qui fait partie de ceux qui préparent la venue de l’Imam al-Mahdî (qa). Celui-là atteint les sta­tions morales les plus élevées Elle est en réalité une affaire de croyance, de foi en Dieu.{Et ce n’est pas Dieu qui vous fera perdre votre foi, car Dieu est Bon et plein de Miséricorde envers les gens.}(143/2 La Vache). De ce verset, on peut déduire : que c’est une question de foi qui concerne les gens (en général, pas uniquement une élite) .Elle est là même pour ren­forcer la foi des gens !. Comment peut- elle renforcer la foi et élever les gens vers les degrés les plus élevés ?

En premier lieu, elle rompt la routine de la vie quotidienne, les habitudes qui endorment les gens et les rendent insouciants, dans l’attente de sa sor­tie dont la date n’est connue que de

Dieu !. (d’après sayyed Abbas Nou­reddine, conférence du 12/12/2013). Peut- on «voir» Dieu ? A propos du verset {Le coeur n’a pas menti en ce qu’il a vu. Lui contestez-vous donc ce

qu’il voit ? Pourtant il l’a vu, lors d’une autre descente…}(11-../53 L’étoile), un compagnon du

Messager de Dieu(s) lui de­manda : « Ô Messager de Dieu ! As-tu vu ton Seigneur ? »

Il(s) répondit : « Je ne L’ai pas vu de mes yeux. Je L’ai vu de mon coeur deux fois. »

Puis il répéta : «{Ensuite, il s’approcha et descendit en­core plus bas.}(8/53 /L’étoile)»

Abû Dhar posa la même ques­tion au Messager de Dieu(s) : « Ô Messager de Dieu ! As-tu vu

ton Seigneur ? » Il(s) lui répon­dit : « Une Lumière ! Je L’ai vu. »Ou dans un autre propos rap­porté : « J’ai vu une Lumière ! »

(Et la vision ici n’est pas un sens sensitif et la Lumière en question n’est pas une lumière

sensitive..).Dans un propos rapporté, il est dit qu’un jour, alors que le Prince des croyants(p) était en train de pro­noncer un discours, un homme pré­sent dans l’assistance lui demanda :

« Ô Prince des croyants ! As-tu vu ton Seigneur ? » Il(p) lui répondit : « Com­ment adorer un Seigneur que je ne vois pas ? ». Puis il(p) ajouta : « Les yeux ne Le voient pas par la vision du regard, mais les coeurs Le voient par les vérités de la foi. ». Les meilleures protections

.Gérez votre foi par l’aumône, protégez vos biens par la zakât et repoussez les vagues des malheurs/ épreuves par l’in­vocation. Dirigez et éduquez votre foi par l’aumône sincère qui rend le coeur miséricordieux, protégez et fortifiez de l’intérieur vos biens contre toute des­truction extérieure en les purifiant par l’aumône religieuse légale et repous­sez les malheurs en cherchant protec­tion auprès de Dieu, en revenant à Lui par l’intermédiaire des invocations.

Du Prince des croyants(p) in Nahj al-Balâgha, Hikam 146 (ou 138) p682. La « vision »d’al-Malakût de l’Imam Alî(p). Le Prince des croyants(p) dit :

« J’ai regardé dans le monde immaté­riel (Malakût) avec l’Autorisation de mon Seigneur, alors rien de ce qu’il y avait avant moi ne m’était caché, ni rien de ce qui va arriver après moi. ». (Amâlî de sheikh Tûsî p205 H351).

Et par ailleurs :« Gloire à Toi ! Combien est grandiose ce que nous voyons de Ta Création ! Combien est petite toute chose grandiose à côté de Ta Puissance !Et combien est effrayant ce que nous voyons de Ton Royaume immatériel (Malakûtika) ! »

(Nahj-al-Balâgha, sermon 109 p260). Le Prince des croyants(p) « voyait » ces mondes immatériels(Malakûtî) des cieux et de la terre, d’une vision « présentielle», d’une connaissance « visionnelle ». Dans le même sens on peut citer les versets suivants :concer­nant le Prophète Ibrahim(p) : {Et ainsi, Nous avons fait voir à Ibrahim le Royaume des cieux et de la terre pour qu’il soit au nombre de ceux qui ont la certitude.}(75/6 Les Troupeaux).

concernant le Prophète Mohammed(p) (cf. plus haut :{Le coeur n’a pas menti en ce qu’il a vu. Lui contestez-vous donc ce qu’il voit ? Il l’a pourtant vu, lors d’une autre descente, près de Sidrati-l-Muntahâ auprès de quoi se trouve le jardin al-Ma’wâ, quand ce qui couvre couvrait le Sidrat. La vue n’a nullement dévié ni outrepassé la mesure. Il a bien vu des Signes les plus grandioses de son Seigneur.}(11-18/53 L’Etoile). (à partir du livre al-Hayât al-‘Irfâniyyah li-l-Imam ‘Alî(p) de sheikh Jawâdî Amolî (pp44-45)).